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litterature

tempête d'accents circonflexes

Publié le par dame du lac oc

tempête d'accents circonflexes

 

L'accent circonflexe est un signe placé sur certaines voyelles longues ou comme signe distinctif.

Le chapeau est de circonstance.

L'accent circonflexe est apparu le plus tard dans la langue française.

L'Académie française fixa les règles de l'orthographe au XVII siècle.

L'accent circonflexe est souvent le témoignage d'un son disparu :

S dans hôpital  ou épître

E dans indûment

L' accent circonflexe peut faciliter la distinction de mots très voisins:

dû       / du

nôtre / notre

L' accent circonflexe sert aussi dans la conjugaison

L'accent circonflexe ne se met pas nécessairement sur tous les mots d'une même famille :

diplôme / diplomatie

suprême / suprématie

Enfin, l'accent circonflexe se trouve sur la terminaison des mots en âtre comme 

opiniâtre

pâtre

théâtre

verdâtre

ÂME DU LAC OC

 

 

LISTE à compléter  : 

Abîme  : Gouffre insondable

Abîmer , s' abîmer

Acariâtre

Âcre

Affût

Âge,âgé

Aîné

Albâtre

Alêne

Allô

 

Âme :  Venus d'en-haut. Ciel!

            Partie d'en-bas : corps perdu!

            Revenu des nues.

                                            ÂME DU LAC OC

 

 

Ancêtre

Âne se mit à braire (hi han)

Âneries

Août

Apôtre

Apparaître

Apprêt

Apprêter

Âpre

Âpreté

Arête

Arôme    : émanation agréable

Arrêt

Arrêter

Arrêtoir  : non masculin - Technologie -

                Butée empêchant un mécanisme d'aller                   plus loin

Assidûment

Âtre

Aumône

Aussitôt

Bâbord

Bâillement

Bâilleuse

Bâillonner

Baptême

Bât

Bâtiment

Bâton

Bêche

Bélître

Benêt

Bête

Bêtement

Bêtise

Bientôt

Blâme

Blâmer

Blanchâtre

Boîte

Brûler, Brûlure

Bûche

Câble

Câpre

Carême

Chaîne

Châle

Champêtre

Châssis

Châtain

Château

Châtié

Chêne

Chômage, Chômer, Chômeur

Cloître

Clôture

Clôturer

Cône

Conquête

Continûment

Contrôler                                                   vérifier que tout soit bon

Côte, Côte à côte

Côté

Côtoyer

Contrôle

Coût

Coûteuse, Coûter

Crâne

Croûte

Crûment

Débâcle

Déboîter

Dégât

Dégoût

Dépêche

Dépêcher

Dépôt

Détrôner

Dîme

Dîner

Diplôme

Disparaître

Dôme

Drôle

Dûment

Embêtant

Emmêler

Empêche , n'empêche, empêcher

Enchaînement

Enchaîner

Enchevêtrement

Enjôleur

Enquête

Enrôler

Entraîneur

Entrebaîllé

Entrepôt

Envoûté

Epître

Être

Evêché

Extrême

Fâcheux

Faîte

Fantôme

Fêlé

Fêlure

Fenêtre

Fête

Flâner

Flânerie

Flûte

Folâtre             Qui aime bien jouer gaiement, faire                         des plaisanteries

Forêt

                       ( pour mon papa; Maurice Carême)

 

Fraîche, Fraîcheur

Fraîchement

Frêle

Frêne

Frôler

Gâche

Gâcher

Gâchette

Gâchis

Gâteau

Gâte-sauce

         Les gâte-sauces sont aussi mauvais cuisiniers

Gêne

Genêt

Geôle

Geôlier

Gîte

Gîter

Goulûment

Goût

Goûter

Grâce, Grâces ( faire des grâces par des garces)

Grêle

Grisâtre

Guêpe      : insecte rayé à taille fine

Hâloir

Hâte

Hâter

Hêtre

Honnête

Hôpital

Hôte

Hôtel

Huître

Icône

Île

Îlot

Incontrôlable

Infâme

Intérêt

Jaunâtre

Jeûne

Joûte

Lâche

Lâcher

Mâche

Mâchefer

Mâchouillant

Maître

Maîtrise

Mâle

Malhonnête

Marâtre

Mât

Mâtin , Mâtine

Mêlé

Même

Môle

Monôme

Moût

Mulâtre

Mûre

Noroît

Pâle

Pâmoison

Paraître

Pâtir

Pâtisserie

Pâtissier

Pâton

Pâtre       : il garde le bétail

Pâture

Pêcher, Pêche

Piqûre

Plaît

Plutôt

Pôle

Presqu' île

Prêt

Prête

Prêtre

Prêter

Prêtre

Puîné

Pylône

Quête, Quêter

Rafraîchir

Rafraîchissant

Ragoût

Râle

Râler

Râleur

Râper

Râteau

Râtelier

Rebâtir

Rêche

Reître

Relâche

Relâcher

Renâcler

Repaître

Repêcher

Rêve

Revêche

Revêtir

Rêveur

Rôder

Rôdeur

Rôle

Rôti

Rougeâtre

Salpêtre

Sang-mêlé

Saumâtre

Sitôt

Soûl

Soûler

Sûr

Surcroît

Sûrement

Symptôme

Tâche

Tâtons

Tête, Têtu

Théâtre

Tôle

Tôt

Traîne

Traîner

Traître

Trêve

Verdâtre

Vêtement

Vêtu

Vôtre

Voûte

ÂME DU LAC OC

 

 

AU FIL DES MOTS :

 

ARÊTE : Os de poisson 

ÂME DU LAC OC 

tempête d'accents circonflexes

Publié dans littérature

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Ophélie blues ou le lai de Billie

Publié le par dame du lac oc

Ophélie blues ou le lai de Billie

 

Oh! petite fille triste que voilà

Perdue sans maman sans papa

Habites-tu au paradis?

Enfant martyr, enfant radis

La misère frappe sans coup férir

Innocente victime qui fait rire

Et chante le blues Mississippi

ÂME DU LAC OC

 

 

A lire " La petite fille de la rue Maple" d' Elaine Hussey

 

Incipit : Le jour où la vie de Billie bascula avait pourtant commencé

               comme un jour presque ordinaire.

ÂME DU LAC OC

Ophélie blues ou le lai de Billie

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Marie Lou et son loup

Publié le par dame du lac oc

Marie Lou et son loup

 

 

Préambule:

"L'extraordinaire se cache dans l'ordinaire".

 

 

Préambule :

                    Extrait de "Crépuscule" - Les Contemplations de Victor HUGO

 " L'étang mystérieux, suaire aux blanches moires,

 Frisonne ; au fond du bois, la clairière apparaît ;

Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;

Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?

Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?

                               VICTOR HUGO 

 

 

MARIE LOU ET SON LOUP

 

" Promenons- nous dans le bois tandis que le loup n'y est pas........."

 

Cette ritournelle enfantine trotte dans la tête d'une demi-douzaine de marcheurs.

La balade, tant espérée, dans la forêt du "loup blanc", c'est aujourd'hui.

 

Pour ces habitués de randonnées insolites, chaque escapade dominicale est une aventure.

Une fois le parcours terminé, les langues se délieront.

 

A tour de rôle, les marcheurs raconteront les épreuves et découvertes, autour d'une savoureuse table.

Le tiers d'entre eux connaît les coins et  recoins du mystérieux parcours comme leur poche. 

La tanière du "loup blanc" réserve, quelquefois, des surprises.

 

Qu'est-ce qui se profile au loin?

 

L'imagination joue parfois des tours pendables à ceux qui ont pris

les devants.

 

Une étrange chenille, à quatre pattes,se déplace, nonchalamment, au pas

d'escargot.

 

Un groupe de quatre marcheurs, en pleine conversation, aperçoit la 

créature bicéphale et quadripode. Le groupe s'interrompt.

Petit à petit, le quatuor  se livre à de longues palabres.

Chaque parole en amène une autre. Le moulin tourne, insidieusement,

autour d'un seul sujet... peu amène.

 

Les retardataires, au point de rassemblement, sont enfin arrivés. 

Les marcheurs préfèrent profiter de la fraîcheur matinale et s'astreignent 

à une ponctualité de rigueur.

Même un dimanche, l'heure c'est l'heure.

 

La chenille arpenteuse, à douze pieds, est dans les starting-blocks, au

kilomètre zéro.

 

Ils étaient donc six au départ. Combien seront-ils à l'arrivée?

 

immages-2014 2139

 

Le top départ est lancé peu après les préconisations du guide. Ce chef de

horde débite les précautions d'usage.

C'est un vieux briscard rompu à ce genre d'exercice : la randonnée en 

forêt.

Celle où un loup semble avoir élu résidence l'encourage à déambuler sur

les sentiers de l'aventure. Tout cela l'excite à pousser les limites de la 

curiosité toujours plus loin.

Son dada : la conquête de territoires vierges.

Le parcours, inévitablement, conduit dans les chemins de traverse du 

fameux "loup blanc".

Ce dernier est connu dans la contrée depuis des millénaires.

 

Pourtant, personne ne l'a croisé. Personne n'a su déterminer sa véritable

couleur.

Son habit est dissimulé par la pénombre de la forêt.

Il fait fureur quand certains le voient "gris"; Il fait souvent chou

blanc quand d'autres le voient "blanc".

Il est, pour ainsi dire, le furet de la forêt.

Et, pourtant, à mille lieux à la ronde, dans les environnantes forêts, il

hante.

 

- Aujourd'hui, donc, commença le guide,

   le coin le plus pittoresque se cache au milieu d'un dédale sans grande

difficulté.

 Aucune crainte pour les plus poltrons; les sentiers sont balisés.

 

Règle n° 1 : "Ne vous éloignez pas"

Règle n° 2 : "Restez groupé"

Règle n° 3 :" .............................

 

Les aventuriers marcheurs écoutèrent d'une oreille ( seulement d'une

oreille).

 

Le guide poursuivit son laïus sans pouvoir mobiliser quiconque.

- "Il suffit, juste, de rester vigilant et tout se passera très bien", persifla t-il

mais, déjà, personne ne semblait écouter son blabla.

 

La demi-douzaine de marcheurs part en vadrouille et n'a cure des mises 

en garde.

 

La chenille arpenteuse rêve de liberté et de papillon.

 

Au cours de la balade, la chenille arpenteuse cède sa place à la chenille processionnaire.

Cette curieuse espèce, à douze chaussures, prend un train de sénateur

pour avaler la boucle de quinze kilomètres environ, cheminant cahin-caha.

 

L'écoute est distante.

 

Quelques bribes d'information circulent, par intermittence, à la volée

pour  quelques oreilles un peu attentives. 

C'est, en quelque sorte, un jeu de téléphone arabe pour la quasi-totalité

des  "vaillants marcheurs".

 

La chenille réagit aussi lentement qu'un dinosaure.

 

C'est bon pied bon oeil et avec enthousiasme que la chenille

processionnaire avance avec allégresse.

Les premiers kilomètres se déroulent, en effet, sans encombres.

Un kilomètre à pied, ça use. Oui, mais plusieurs.........

 

 

La marche est un sport d'endurance.

C'est au bout de trois ou voire cinq kilomètres qu'un pas

devant l'autre devient une épreuve de longue haleine.

La fatigue s'installe inexorablement à chaque pas.

Il en faut du courage pour atteindre l'arrivée.

 

Pour tromper la lassitude le pas redevient plus alerte et

la marche continue allègrement pour tenir la distance

imposée.

 

Chemin faisant, la chenille sphinx, très sportive, prend le

relais et s'étire en accordéon.

 

Une rencontre insolite la sidère dans cet espace rempli

d'ombre. La forêt sombre cache les mystères de l'inconnu

et des fois de l'insolite. A quelques pas, un objet usuel

et confortable ne semble pas se trouver à sa place habituelle.

Un canapé, livré aux quatre vents, attend langoureusement les

randonneurs, déjà repus.

C'est l'occasion rêvée  de faire une pause qui s'impose dès le

troisième kilomètre.

C'est aussi le moment propice  pour  se détendre un peu.

Les "vaillants marcheurs" déversent à grandes eaux les robinets

sous pression puis continuent leur petit bonhomme de chemin.

 

Des cris et des chuchotements résonnent dans la sombre forêt.

- Je reviens

- Mon loup    ; à plus...

 

Mais, les voix ne portent plus très loin. Les aventuriers marcheurs s'éloignent pas à pas.

 

Après bien des kilomètres la chenille sphinx, à douze chaussures, presse le pas pour apprécier d'autres paysages.

Au détour d'une longue ligne droite, cahoteuse et éreintante,

la surprise fut grande de découvrir, en pleine forêt, une  pan-

carte singulière.

De forme triangulaire, on pouvait lire, sur un tronc majestueux :

                  " PROPRIETE PRIVEE"

 

C'est l'arbre qui cache la tanière ou plutôt l' entrée du fief

du  "loup blanc".

 

La résidence principale du "loup blanc" ou du "loup gris"

( c' est selon) se situe non loin du Petit Arpent du diable, 

à proximité d'une mare ¤, ( " une petite mare est là, ridant sa face,

                                         Prenant des airs de flot pour la fourmi qui passe,

                                         Ironie étalée au milieu du gazon

                                        Qu'ignore l'océan grondant à l'horizon." )

 

                  

                                     

dans un antre à trois côtés isocèles ou scalènes ( c ' est aussi selon)

Eugène Guillevic trotte assez loin dans les parages.

 

Encore quelques pas et voici le fameux lieu dit ( la mare aux

loups) circonscrit de fils barbelés dans un écrin de fraîcheur

au milieu d'un sanctuaire plus vaste mais sauvage, sombre

et luxuriant.

 

Ce lieu, écrin de verdure où chante une mare.

Les barbelés restés en souvenir du "Rhin bot" coulait comme

une rivière, jadis.

 

A la découverte de la mare, l'univers mythique du 

"loup blanc" traverse tous les esprits.

Les loups d'antan, outre Rhin, étaient, fort nombreux.

Ils hurlaient au-delà des forêts.

Depuis belle lurette, la louve, les louveteaux et le loup

ont pris la poudre d'escampette et meurent en silence.

Ce n'est pourtant guère rassurant mais le "loup blanc" 

hante les mémoires d'une peur ancestrale, bleue pour

certains.

 

Marie Lou a soif.....                        de son loup.

 

Elle se baladait en chantant, quand, 

"Disparaitt' prend li" 

Disparaître                                la prise.

 

 

Et Marie Lou ne peut plus faire sa reloup.

 

 

"La lune luit dans l'eau du lac

Où le loup lape, lape l'eau

 

Lape, lape, lape le O

Que peint la lune sur le lac

Avec une plume d'oiseau"

 

 

 

Marie Lou a dépassée la borne des limites des sentiers

balisés.

 

Entrée dans le triangle, la spirale s'enclenche et tout

tourne, tourne....

Marie Lou s'est  jetée dans la gueule du loup.

L'hôte qui sombre dans la solitude a déjà un pied 

sous la table                       de ce diable au sabot de cheval

à la place du pied gauche.

Captive, Marie Lou se lève comme "an ziguidi dans an bombe fè blanc" ( comme un diablotin d' une boîte de fer blanc)

Marie Lou est dans le carcan du "loup gris".

 

Marie Lou ne sait que faire.

 

 

Marie Lou succomba à la tentation de Narcisse, non pas

pour une fleur, une image d'amour mais pour son loup.

Son loup de carnaval, de pleine lune, observant l'univers,

avec des lueurs d'une âme entre chien et loup.

Le loup reflétait son image dans la verdâtre  mare.

Le loup a disparu et Marie Lou en a eu marre.

 

L'illusion a fait le reste.

 

Chaque fois qu'une belle fleur attire le regard, la berlue 

de Narcisse est vivace.

Les lueurs de l'âme scrutent ce décor impénétrable, sombre et ténébreux.

 

A l'horizon, dans toute sa splendeur : le vert.

 

Aucune place à l'espérance, sous le soleil de l'été : vert.

 

Dans la tanière du loup, règne en maître, l'hégémonie du 

monde, vert.

 

Aucune once d'espoir de sortie. Immensité du vert.

 

 

Vite! Une gorgée de minéral pour apaiser une soif.

 

Dans cette " propriété privée" le maître est : le végétal.

 

Dans la boue verte du végétal la forêt cache des fantômes.

 

Celui de Narcisse hante Marie Lou.

 

Quiconque s'aventure sur les traces de Narcisse n'en sort pas, 

indemne.

 

Il a suffit d'un cillement et tout a basculé.

L'égarement de quelques instants pour se retrouver seule

au milieu de nulle part.

Marie Lou n'a vraiment pas envie de végéter dans ce

labyrinthe.

Celui du "loup blanc" entraîne, irrésistiblement, Marie Lou

dans les chemins du danger.

- " Existe-t-il ' il véritablement?,

-" Faut-il croire à la fable?"

 -"Faut- il se fier aux croyances de La Fontaine?" 

-" Sera t ' elle l' agneau sacrificiel?"

 

-Non, non, dans un silence envahissant,

-" PAS MOI, PAS MOI"

surtout pas.

A tout moment le destin peut prendre un  autre chemin

en titubant d'un drôle de pas.

 

 

 

C'est à cet instant précis que le bougre comptait sans montrer

d'inquiétude ; pour le moment.

Il a beau remonter la colonne en comptant chaque paire de chaussures.

Le compte n'y est pas.

Une paire a disparue.

 

Ils étaient indubitablement six au départ. Combien sont-ils

maintenant?

 

immages-2014 2143

 

 

 

Le bougre a commis une bourde.

Erreur fatale!

Mauvais calcul!

Pourtant il n'est pas une gourde ; comptable il est, comptable

il restera.

 

La disparition est une épreuve terrible.

Tant pour la victime que pour l'entourage proche.

C' est un moment de douleur, de déchirement où l'espérance

perd de son intensité au fur et à mesure que s'égrènent le 

chapelet du temps.

 

La mort rôde et l' ombre qui s'installe a jeté, tout ce beau 

monde, dans les méandres de l'incertitude qui atteint, avec

une fulgurance inouïe, son paroxysme.

L' inquiétude se transforme en angoisse. Une angoisse brûlante avec une once de culpabilité.

 

Toutefois un brin d' espoir fait vivre l'inattendu.

 

      La mémoire resurgit, pour émarger des oubliettes, des fragments 

de consigne.

- " Restez groupé' qu'il disait

- Je dirais même plus: " Restez groupé", renchérit un autre marcheur.

 

Le secret se révèle par des chemins tortueux. La torture du silence 

empêche toute fuite.

Interpeller d'abord le guide, sans provoquer de panique, est une 

demi-mesure.

- " Alerte donc le guide pour prendre des dispositions." dit l'un d'eux,

voyant le comptable marcheur tout déconfit.

Le marcheur, hébété, ne sait que faire.

L'alerte semble imminente.

 

Malgré ce luxe de précautions, l' annonce du verdict tombe comme un 

couperet et donne froid dans le dos :

 

                                     Marie Lou est portée disparue.

 

 

La mobilisation fut prompte. Le sphinx, à cinq têtes, se retrouva donc à

parlementer pour parer au plus vite à l'exigence du moment.

 

Marie Lou s'est perdue dans l'impasse du bois.

 

Malheureusement, il n'y a aucune rue de la forêt dans l'univers du " loup

blanc".

Marie Lou transpire en arpentant ce paysage sylvestre, lugubre et emprisonnant ; mais combien envoûtant.

Le fantôme du loup rôde.

 

  Aux oreilles de Marie Lou, reviennent, en boomerang, les paroles pré-

monitoires du guide ( " Ne vous éloignez pas")

Marie Lou espérait tant qu'ils découvrissent, à cet instant précis, une

petite oasis de fraternité dans ces limbes de guigne sempiternelle.

                                  L'un sans l'autre c'est atroce.

 

Combien seront-ils à l'arrivée?

 

 

immages-2014 2183

 

Rongée par l'angoisse Marie Lou reste prostrée sur un tronc d' arbre couché.

Dans les choux, le délire, sur la racine, décline un curieux soliloque:

Marie Lou a perdu son loup

Marie est égarée.

Marie Lou a perdu l'apocope

Marie est à l'eau

Lou a perdu l'aphérèse

Lou est marrie

 

 

Elle croit entendre des hurlements ; la peur a l'état pur.

Penser à la disparition lui fait horreur. Elle est prête à tomber en syncope.

 

Marie Lou ne veut pas devenir comme son ancêtre, l'hominidé, parti courir

le monde.

Selon la légende, l'ancêtre qui n'en pouvait plus- à cause de la douleur- a

péri au bord de la boue tasse mare aux loups.

 

Le voyage ne s' arrêta pas de sitôt.

Elle va se battre contre sa peur pour puiser la force de vaincre l'adversité.

Pas de fil pour se repérer dans cet enchevêtrement de vénérables géants

verts muets comme des carpes.

Nous sommes si vulnérables dans le territoire du "loup blanc".

 

Nous hurlons, dans la forêt, comme des loups :

- Marie Lou, Marie Lou, où es-tu?

Nous pensons :

- " Que fais-tu"?

 

Marie Lou, de son côté, a hurlé, dans la forêt, refusant de céder à la 

panique :

- " Où êtes-vous?

Elle pense

- " Que faîtes-vous"?

 

Mais au bout d'un moment, lasse de vociférer, le silence traversa la

jungle verte.

Pas de petits cailloux pour éclairer les lanternes.

Le hasard est une loi qui voyage     incognito.

 

Apparaître                                             la voie.

Rien qu'un murmure, plutôt une antienne, bourdonne aux oreilles de la 

poignée de baroudeurs avec une insistance lancinante :

" Très chère Marie Lou

Où as-tu perdu ton loup?

A la  mare aux loups."

 

Sur les terres du "loup blanc", le maître est : l'effroi.

 

Comment se sortir de ce mauvais pas?

 

Ni taureau ni minotaure à combattre mais la peur à dompter.

 

Marie Lou et la poignée de marcheurs sont à la même enseigne.

 

Entrer dans le bois fut un jeu d'enfant, mais sortir du bois...

 

Ils sont, maintenant,

cinq d'un côté

et une de l'autre.

 

Combien seront-ils au final?

 

 

024

 

 

 

Derrière le loup, deux agates observent la chenille avec curiosité.

 

La victime est belle.

Une envie gourmande plane.

 

Qui va être dévoré?

 

Le  message est explicite mais aucun ne se résout à l'évidence ; pour

l'instant.

- Eh oui! mais c'est ça.

- Fatalitas! Fatalitas!

 

Deux voix imperceptibles susurraient au fond des oubliettes de la conscience.

L'oeil ( garder le bon ouvert, car, même avec les deux yeux la vision

est embuée par la douleur) voyait des choses inconcevables.

 

Lorsque l'on parle du loup, qu'est-ce que l'on voit?

 

Une vaine chimère. Juste une illusion.

Le nom tabou est sur toutes les lèvres mais personne ne veut donner

sa langue au chat. 

 

Revenons à nos baroudeurs sur le chemin de la traque.

 

      - Marie Lou portait un loup.

 - En es-tu certain?

- Elle l'avait au fond de son sac. Elle l'a porté au début du trajet pour

se moquer de nous. Le masque cachait ses belles mirettes.

- Cherchons le loup et nous retrouverons Marie Lou, renchérit, en choeur,

les autres.

 

Aussitôt dit, aussitôt prêt pour la traque.

 

La poignée des vieux loups, sur une trace, manifeste le désir de trouver

quelque chose de tangible, un indice susceptible de mettre un terme à 

l'angoisse. 

Le bois où Marie Lou n'est plus est passé au peigne fin dans l'espoir de

découvrir une preuve quelconque dans ce triangle scalène.

La recherche de l'indice, en allant à grands pas, voire , à pas de loup,

s'avère inconséquent, après un grand laps de temps.

Infini, interminable.

 

Elle court, elle court

dans l' ombre des géants verts

 

Ils courent, ils courent

dans la lumière des retrouvailles.

 

La chenille sphinx, à cinq paires maintenant, rebrousse chemin, à la queue

leu leu.

Les cinq paires pressent le pas, toujours groupé, pour se diriger vers

l'aimant fatidique : la boue tasse mare aux loups.

Contournant l'aimant, les "vaillants marcheurs" songent à Narcisse

mourant de désespoir devant son idole insaisissable.

 

Non, non, dans un silence d'épouvante.

" Pas Marie Lou".

Elle semblait tellement forte.

Une force qui refuserait 

l'irréparable.

 

Du coup, tous eurent un geste de recul devant la fameuse boue tasse mare.

 

Espoir  déçu

Rien    personne

 

La déception est aussi percutante qu'un uppercut.

Les cinq baroudeurs sont comme sonnés, tombant quasiment dans la

démence du boxeur.

L'effet boomerang est ravageur.

Maintenant, le coin paraît sinistre, glauque, à la limite mortifère.

 

Marie Lou, de son côté est déterminée, ne perd pas pied, s'accroche,

se bat comme une louve, ne lâche rien.

Perdue dans cet univers, Marie Lou tombe, inévitablement, dans l'escarcelle du "loup blanc".

 

Rien aux alentours, personne.

 

Etrange coïncidence : le sort de l'une est lié à celui des autres par un 

pacte secret.

Tous sont tombés dans le giron du "loup blanc".

Dans ce mystère, il suffirait d'un miracle.

Sitôt pensé, sitôt exaucé.

 

Faisant confiance à son intuition, Marie Lou entrevoit, à la lisière du bois, 

une forme mouvante, vivante.

La peur et l'espoir se confondent.

Jouant son va-tout, elle accélèrent le pas, dans un élan enthousiaste, pour

accéder à la sortie de ce maléfice.

En se rapprochant, la crainte persiste mais Marie Lou a du courage.

Elle est prête à affronter l'inconnu.

 

Son salut s' incarne sous les traits d'un promeneur solitaire.

A une portée de voix, Marie Lou hurle, hurle, HURLE.

Le quidam, rêveur, seulement à ses heures, perçoit ce fracas vocal.

 

La rencontre est salvatrice et au-delà de toute espérance.

 

Marie Lou raconte qu'elle s'est égarée et obtient des informations

précieuses pour retrouver son chemin.

Elle retrouvera, bientôt, ses pénates bienfaisants. Ses pérégrinations

l'ont épuisée.

 

Sa décision est prise : elle retourne au bercail.

 

La mort dans l'âme, tous conclurent qu'elle était là, dans le périmètre

du "loup blanc" . 

Les larmes perlaient, le coeur gros.

Livrer une proie à un prédateur : quelle incurie.

 

Résignation absurde ou sage?

 

En forêt, tous pouvaient sans contrainte hurler, hurler,HURLER  comme

une meute de loups.

 

Les compagnons d'infortune résolurent, à contre coeur, de revenir au

bercail avec une tête d' enterrement.

Quelque chose s'est cassé.

Ils ont perdu le fil.

Ils ont surtout perdu Marie Lou.

 

Le temps de se remettre de leurs émotions et de laisser un dernier espoir

à la chance, tous patientent de midi à quatorze heures pour enfin mettre

à exécution un plan "B".

 

Le guide a plusieurs cordes à son arc.

Meneur d'homme, certes, mais aussi cordon bleu.

La cuisine c'est, aussi, son dada.

C'est la raison pour laquelle, sans hésitation, tous iront chez lui prendre

des forces et décider, en dernier ressort, d'alerter les autorités.

Le guide accueille et accepte la proposition.

Lui seul connaît le chemin comme sa poche.

 

Le miracle survient quand on s'y attend le moins.

 

Marie Lou arrive comme une fleur au domicile du guide.

 

Les cinq compagnons restent ébaudis. Les yeux s'écarquillent.

 

L'apparition de Marie Lou, devant la porte de la maison, est un cadeau.

Sacré pistache!

C'est une divine surprise.

 

- Que faîtes-vous tous là?

- Nous nous concertions pour lancer ta recherche. Nous sommes bien

heureux de te savoir sauve, dit le guide, soulagé.

 

Marie Lou est saluée comme une reine.

Les retrouvailles sont, pour tous, un grand réconfort.

- Je viens à vous guidée par ma bonne boussole.

 

Ils étaient six.

Ils sont six.

Le nombre est exact à l'arrivée. C'est l'essentiel!

 

Ils étaient donc deux à n'avoir aucun secret sur le territoire du "loup blanc".

 

Ce fut, juste, un moment d'égarement.

      Marie Lou s'était éclipsée pour retrouver son loup, l'instant d'un cille-

ment.

Marie Lou en perdant son loup a aussi perdu son loup tout en craignant

le loup.

Le mystère se cache dans la polysémie du loup.

 

L'aventure a laissée une trace indélébile dans les esprits.

Le maître mot est dorénavant : VIGILANCE.

Oh! Marie Lou, ton histoire se termine sur un ton morose :

 

Marie Lou sans son loup prend une douche

Marie Lou n'embrasse que sur la bouche

Marie Lou en remet une couche

Marie Lou attire les loups comme des mouches

Marie Lou et son loup sont louches

Marie Lou dort comme une souche

MarieLou nous laisse sur la touche

 

Amen ou plutôt ainsi soit-il

 

ÂME DU LAC OC

 

DOCUMENTATION:

 

Chanson:

"Loup garou "  Luc Guillaume

"Au bord de l'eau" De Palmas

 

"le petit arpent du bon dieu" roman de Erskine Caldwell et film américain d' Anthony Mann.

 

Arthur Rimbaud

 

Chanson d'Edith Lefel " bomb saindoux"

- "Spéciale Edith Lefel - R F I Musique"

 

Un zitata

 

"L'espace d'un cillement" de Jacques Stephen Alexis

" Ombre des bois" de Paul Fort

 

Mythologie grecque  : Le minotaure

 

" la conscience" de Victor Hugo

Extrait de la Légende des siècles 

 

"la mare au diable"   Roman de George Sand

 

 

"Triangle scalène" Eugène Guillevic

 

Bon pour danser,

Virevolter

 

Sur ma base, sur mon sommet,

Sur mes côtés, mes autres angles,

 

C'est que je suis toujours

Agité, tiraillé,

 

Par des angles, par des côtés,

Assemblés au hasard

Et sans égalité.

 

 

"la démence du boxeur" Roman de François  Weyergans

 

 

--------------------------------------------------------------------------------------

 

Une autre lecture selon le " Dictionnaire de la mythologie" d' Odile GANDON

 

NARCISSE : 

Toutes les femmes mortelles et nymphes sont sur le charme !

Narcisse est un jeune homme très beau et très séduisant, mais l'amour

est le dernier de ses soucis.

Qu'on l'aime, d'accord, mais il n' ira jamais s' abaisser à éprouver des

sentiments pour quiconque : il s'aime assez lui-même pour ne pas perdre

son temps avec les autres !

Il ne jette pas le moindre regard à ces jeunes filles éprises qui tournent

autour de lui.

L'une d' elles particulièrement, la nymphe Echo, se désespère.

Son chagrin est immense, elle pleure, elle gémit.

Le coeur blessé d'amour pour le bel indifférent, elle quitte les vertes

prairies où jouent ses compagnes et s'éloigne, solitaire, puis disparaît

dans une lointaine vallée où elle se laisse peu à peu mourir.

Elle s'éteint doucement et seule lui survit sa lamentation désolée, que l'on

entend encore alors que la mort a fait taire la nymphe affligée.

Dans la triste fin d'Echo, les Grecs voyaient l'origine de l'écho

qui prolonge les voix qui se sont tues.

Mais les nymphes et les jeunes filles dédaignées par Narcisse, demandent

justice aux dieux pour la mort d'Echo.

Némésis, divinité de la vengeance, les entend et va punir Narcisse pour 

cette indifférence envers la souffrance des autres, car il s' agit pense-t-elle,

d'un orgueil excessif.

................................................................................

AU FIL DES MOTS : 

Cahot                       : accident de terrain

Narcisse des poètes : plante bulbeuse à fleur                                              printanière blanche

ÂME DU LAC OC

Marie Lou et son loup

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réminiscence

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réminiscence

 

 

L'affriolante guimbarde, recluse dans le fond du jardin,

 joue la demoiselle au milieu des fleurs.

La belle du macadam, dans sa couleur de pureté, est toujours

pimpante comme une communiante après l'office.

Pour l'instant, les lianes étirent leurs bras sans atteindre l'intruse. 

La reine Nature la préserve des mauvaises herbes.

Installée de trois quarts , à l'orée du bois, pétillante à souhait,

dans l'émeraude des trèfles à quatre feuilles, la belle  reste là,

indolente.

Au début de l'automne les escapades deviennent rares.

L'objet d'albâtre, très convoité, avec des yeux ronds de merlan,  

nous livre des secrets de jours de gloire.

Les vestiges, à peine éloigné du rétroviseur, se révèlent à nos yeux.

 

Le vaisseau berlingot, emblème de la période hippie,

a longuement déambulé.

 

Comment oublier ce confort?

J'ai tant de souvenirs .......................

 

 Acquise l'année d'après le petit pas sur le satellite lumineux

j'étais la fierté de la famille LOTOBOSSE.

Je vrombissais à la conquête des routes pleines d'asphalte

et de bon air.

Je roulais ma bosse; J'étais gonflé à bloc.

Je démarrais, au quart de tour, un tigre dans le moteur,

sur les chapeaux de roues.

Mon grand pas vers la découverte du monde , enfin libre.

 

Depuis fort longtemps j'étais dans un carcan, en position arrêt.

Je jugulais tant bien que mal mes pièces impatientes d'en découdre.

Elles pensaient fort, très fort; " Tourne moteur, tourne moteur".

 

Toujours disponible, tout devenait prétexte pour me conduire

par monts et par vaux.

 

A chacun de mes passages les gens disaient :

- Elle est si jolie. Elle est si confortable que l'on prendrait bien

une petite doucine en guise de voyage pour faire l'intéressant.

Ou encore : 

- Elle est si séduisante. Elle incite à oublier l'essentiel au détour

des chemins sinueux.

 

Mon chauffeur était heureux comme un canard qui étanchait sa soif

dans une bombe de saindoux.

Les dents de mon cador fondaient en sucre à force de rêver aux

charmantes demoiselles.

 

Fichtre! Elle est neuve et sa beauté est si singulière.

 

Le quartier entier pinçait d'admiration pour cette cage à poules.

 

Si bien qu'un jour,

 

Un enfant d'une main innocente a desserré le frein à main.

 

Tout doucement, à l'insu de tous, la belle a glissée inexorablement

dans la petite pente douce.

L'opportunité était trop bonne pour prendre la poudre d'escampette.

Une vache ahurie n'en croyait pas ses yeux. Elle arrêta de ruminer.

L'auto mobile, sans manivelle, en toute liberté,descendait

impertubablement vers l'ailleurs.

 

La fourgonnette rêvait : sans chauffeur, sans clef, le volant en roue libre.

     Pourquoi ne pas profiter pour se pavaner?

La voie est enfin libre pour une fuite à l'écrevisse.

Le rêve de la tamponneuse au beau derrière, intermède succinct d'une

virée extraordinaire, prend fin sur une  rambarde solide.

Manque de Poe, cette histoire extraordinaire a décochée 

une coquille non loin du pot d'échappement.

Adieu rêve, doucine en balade solitaire.

Une légère bosse sur le pare-chocs garde l' empreinte

indélébile de l'aventure.

Plus de peur que de catastrophe. 

La cabosse énigmatique de la rustique carrosserie devint

l' originalité de la famille LOTOBOSSE.

Le sceau de fabrique laisse encore rêveur les connaisseurs de

l'incroyable sortie de route.

De récidive, aucune.

 

Je vais là où mon chauffeur me conduit. J'aurai préféré de 

temps à autre stationner entre une belle Mercédès et la bête 

Jaguar. 

Je me laisse conduire et j'admire le paysage.

Je continue mon petit bonhomme de chemin

de baguenaude en flânerie.

J'admire en ce moment, comme le célèbre artiste, les tournesols,

en même temps que toute la famille.

Je reste silencieux devant cette fragilité.

Quel sensation! Quel plaisir!

 

Après l' émerveillement, les bêtises.

Sur la route de Cambrai, mon compteur tourne les chiffres

par centaines puis par milliers dans des virées de mille bornes.

J'avale des kilomètres de bitume, pour user mes pneus

sur un lit macadamisé, dans une transhumance fantastique.

 

    La belle voiture finira sa vie comme asile de jeux  pour les petits de la famille.

 

ÂME DU LAC OC

 

 

 

ATELIER POÉTIQUE : 

Trouver des sons à partir de TE QUE

 

Que te tête tante tekel !

 

Quelque tique toque pastèque tchèque.

 

Parque kyste risque tourte clique quelconque.

 

Conque bisque chèque clique plinthe ah que.

 

Hâte mate quelque plaque.

 

Que te brusque tête tchèque chèque.

 

ÂME DU LAC OC

 

 

AU FIL DES MOTS :

CATASTROPHE : Désastre

 

 

JAGUAR              : Grand mammifère carnivore de la famille des félidés en voie de                                           disparition, mais que l'on peut rencontrer du Mexique au Brésil.

                             Nom scientifique : Panthera onca

                             Son pelage est fauve moucheté de taches noires ou totalement noir -                               Jaguar noir -

     

                     

RÉMINISCENCE : Souvenir vague et confus

ÂME DU LAC OC

réminiscence

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la case à poule

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la case à poule

 

 

Glouglou hors de la case.

Quelle douche!

Eau  coule  comme une palombe qui roucoule  .

Eau qui roucoule au son du glouglou, coule !

Eau qui roucoule au fil de l'eau belle, coule ! cool !

 

Eau sur le corps  très très doucement s' écoule.

Eau sous la douche, bien, bien lentement,  s'                                                                                écoule.

Plaisir de la douche; Plaisir du glouglou, c' est cool.

 

Sous la douche, le coq  se la coule douce.

 

Longtemps,  de bonne heure, Petit Coq s' est                                                                               douché.

Au pipirit du jour, quel  ravissement : la douche.

Une discipline de fer pour le corps et l'esprit d'un                                            bon écossais : la douche.

La fraîcheur matinale et le doux parfum qu'exhale                                                                      la rosée

revigorent les sens de Petit Coq sacrément                                                                                douché.

 

La nature, à cet instant, si irrésistible, singulier et                                                                      magique

remplit d'aise Petit Coq . Surnom donné à                                                              l'amateur de poules,

athlète doublé d'un artiste qui pratique la chasse                                                         aux demoiselles

à la volée.

 

La douche est donc primordiale pour ce coureur                                                                       de cour. 

Avant l'arrivée du compère Général Soleil, Petit                                                         Coq doit être prêt

pour le signal tant espéré :   COCORICO !

 

Petit Coq a appris de son père Maître COQ le                                                                 fameux chant

(cocorico) Pour que tous , dans la contrée,                                                                             s'extirpent

des bras de Morphée.

ÂME DU LAC OC

 

 

              Coq

Oiseau de fer qui dit le vent

Oiseau qui chante au jour levant

Oiseau bel oiseau querelleur

Oiseau plus fort que nos malheurs

Oiseau sur l'église et l'auvent

Oiseau de France comme avant

Oiseau de toutes les couleurs.

                 Louis Aragon

 

 

 

DOCUMENTATION :

" Les plus beaux poèmes d'hier et d'aujourd'hui" Jacques Charpentreau

Au fil des mots : 

Roucoule     : Le bruit du pigeon

ÂME DU LAC OC

la case à poule

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dis moi dix mots en 2014

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dis moi dix mots en 2014

 

 

Ambiancer

à tire-larigot

Charivari

Enlivrer (s')

Faribole

Hurluberlu (ue)

Ouf

Timbré (ée)

Tohu-bohu

Zigzag

 

ÂME DU LAC OC

Dix mots sans histoire........

 

AU FIL DES MOTS : 

Charivari : A la fois chahut et rituel collectif parodique

ÂME DU LAC OC 

dis moi dix mots en 2014

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réécriture

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réécriture

 

 

Il y a eu le Testament et le Nouveau Testament.

Il y aura l'écriture et la réécriture.

 

Les Ecritures ou encore la bible, parchemin très long, restent sur terre.

La réécriture, ou encore plagiat amélioré ou adapté, s'envole.

 

A titre d'exemple, prenons "les fleurs du Mal" de BAUDELAIRE. En le réécrivant le nouveau titre serait:

                                  " les lueurs de l'âme". 

 

 

AME DU LAC OC

 

réécriture

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matériau composite

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matériau composite

 

 

 

" Rien ne se perd tout se transforme"

Quelques faits d'actualité et un brin d'imagination pour créer un univers insolite.

- Les faits ( le puits de l'actualité)

le 02 mai 2013:

             70 000 morts à DAMAS ( depuis le début du conflit)

             Autisme ( maladie méconnue)

            La science pour sauver le corps

- Les thèmes et approches ( pensée bouillonnante)

               l'immortalité

              la mort

              l'oubli

             l'indifférence

             la maladie

- Vision de l'auteur-créateur ( place à l'imagination)

- Perspectives ( domaine de la reflexion)

 

Tous les ingrédients sont présents pour envoyer la sauce....

La trace sera t-elle indélébile?

La réponse se trouvera dans l'art et la manière de composer à partir des matériaux composites.

D'un rien, l'espoir renaît ; c'est le début d'un tout transformé.

 

Edouard GLISSANT [ NOTION DU TOUT MONDE]

ÂME DU LAC OC

 

 

 

                                         

 

                                                         PERSPECTIVE

Un millier de sauvages

S'apprêtent à combattre.

Ils ont des armes,

Ils ont leur coeur, grand coeur,

Et s'alignent avec lenteur

Devant un millier d'arbres verts

Qui, sans en avoir l'air,

Tiennent encore à leur feuillage.

               PAUL ELUARD  Mourir de ne pas mourir

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vie vi....

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vie vi....

 

 

Parodie ( très, très grossière) du livre de Maryse Condé " La vie sans fards".

 

Une histoire banale drapée de mystères......

 

Liminaire dans un délire foufou,fou.... sans froufrous.

 

         "  La valeur d'une existence s'apprécie à l'aune de la souffrance ".

 

  Au féminin : la vie sans fards

  Au masculin : le vi... sans phare

 

                Levons les tabous et

                Tapons les tambours

ÂME DU LAC OC

 

                                                       

Tautogramme au féminin :

 

                                             Tauto la vie

 

La vie sans cafards

La vie sans fards

La vie plein d'ombres

La vie plein phare

La vie cas ka

La vie gros ka

La vie d'eau paix

La vie dopamine

                                        ÂME DU LAC OC

 

 

                                                                  

 

Tautogramme au masculin :

 

                                                 Tauto le vi....

 

Le vi.... sans façon

Le vi.... de maçon

Le vi....sans maman

Le vi... de papa

Le vi.... sans raison

Le vi.... de déraison

 

                                            ÂME DU LAC OC

 

 

                                                                      

 

               CHEVAL OU TAUREAU

 

Le levier du Centaure

N' élève ni Europe ni l'homme

La lanterne du Minotaure

N'éclaire ni Chiron ni l'homme

 

Le vi... sans fards

c'est Eve dans l'ombre

Le vi... cent phares

c'est Claire dans les cavales

Le vi... sans frein

c'est qui libre dans la descente

 

                                                ÂME DU LAC OC

 

 

 

                                                                           

Epilogue dans le même état qu' au tout début :

 

Eddy L Harris évoque un univers semblable.

ÂME DU LAC OC

 

La croqueuse de vit croque la vie en prenant le thé.

" La vi sé an bato" Palaviré

ÂME DU LAC OC

vie vi....

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onze contemporains en littérature

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onze contemporains en littérature

Bonnefoy                  Yves                      né               en                        1923

Semprun                   Jorge                     né               en                        1923

Tournier                   Michel                    né               en                        1924

Jaccottet                 Philippe                  né               en                        1925

Butor                        Michel                     né              en                         1926

Vinaver                     Michel                     né              en                         1927

Le Clézio                  Jean Marc  Gustave né              en                          1940

Ernaux                      Annie                      née            en                          1940

Tahar                        Ben Jelloun              né             en                          1944

Modiano                    Patrick                     né             en                          1945

Echenoz                    Jean                         né            en                          1947

 

 

 

ÂME DU LAC OC

 

 

"My Favourite thing" Coltrane

 

 

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