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Publié le par dame du lac oc

partir

192194

 

Elle est venue

Un soir

d'automne

M'annoncer

Qu'il est

Temps

ÂME DU LAC OC

 

 

De réciter

 

 

                                                L'Adieu

 

J' ai cueilli ce brin de bruyère

L' automne est morte souviens-t'en

Nous ne nous verrons plus sur terre

Odeur du temps brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends

Guillaume Apollinaire

 

Chanson : " Viens je t' attends mon ange" Edith Lefel

                     " Tu es partie "  Talina

                     " Rendez-vous " Jane Fostin

 

Poésie : " Ils sont venus ce soir" Léon Gontran Damas ( Pigments, 1937)

               " Demain dès l'aube" Victor Hugo ( Les Contemplations, 1856)

               " Partir " Aimé Césaire ( Cahier d'un retour au pays natal)

 

Prière profonde :

Voyage dans le troisième groupe

vers des destinations  inconnues

vers des horizons lointains

 

Pour percer le mystère du mot :

choisir

                                 un thème

                                  des poètes

                                   et Etiemble

 

ÂME DU LAC OC

 

 chantier d’écriture

 

           Ecriture d’un personnage

 

Histoire de clé

Prendre en charge une période

 

 

 

Période du texte  (de 25 à 40 ans- jeunesse du personnage-)

 

 

Titre : l’épopée d’Aukeythor

 

Notre  personnage clé ou maître pièce avait le nom : AUKEYTHOR.

C’est un mot valise éponyme qui lui sera révélé à l’âge fatidique du réveil des démons, (vieux en général).

Une définition, sérieuse, en pièces détachées, s’impose pour les curieux friands de cocasserie.

En décortiquant son nom en trois syllabes, voici selon les oracles de la Pythie le résumé de la révélation :

 

AU : à l’eau, sans signe féminin

Clé  anglaise en KEY (en kit c’est un non sens)

THOR contracté d’auteur cinghalais (chapeau bas au boa constrictor)

 

Cette présentation, du rescapé du tsunami, faite, nous poursuivons l’épopée d’Aukeythor durant sa jeunesse jusqu’à la fleur de l’âge.

 

AUKEYTHOR, jeune homme de 25 ans avait ouï dire que des asiatiques s’enfuyaient par bateaux. Cette vague de naufragés espéraient un eldorado en occident.

Le souvenir des siens le submergeait en boomerang.

Sa hantise, très récurrente : la peur de la mer.

Sa volonté, très vivace      : PARTIR.

         Partir oui

Mais partir où ?

Fuir le passé…

Aller de l’avant…

 

Pourquoi ne pas s’installer ailleurs ?

 

Pour faire face à l’incertitude, Aukeythor, notre héros du Ceylan, avait  conservé précieusement deux vestiges de cette enfance torturée.

D’une part, une clef dans sa poche en guise de totem.

D’autre part, la force de l’éléphant dans la tête, symbole indien puissant.

Après avoir bien tâté sa clef pendant une longue méditation, il décidait donc de faire le voyage vers l’occident à pied.

Le pachyderme avait bien senti l’arrivée imminente du tsunami et s’était enfui loin  dans les terres protectrices.

La petite marche, de COLOMBO à JAFFNA, exorciserait la panique de son  pied marin.

Juste un petit canotage dans le détroit de PALK pour joindre le plancher des vaches sacrées de l’INDE.

De là, la longue marche par le chemin inverse des CROISADES, sur un palanquin du BENGALE.

Un passage réconfortant par la TURQUIE, adieu Babylone ; puis destination en France ; vive la liberté.

Le port de MARSEILLE le tenta car Notre-dame-de-la-garde veille là-haut sur un promontoire.

Ce serait pour ainsi dire une sorte de retrouvaille avec son lieu d’enfance.

Près de la mer et dans un port où la crainte du tsunami n’existerait plus.

Pour faire face au quotidien, il fut embauché comme plongeur dans un restaurant asiatique.

 L’entraide fraternelle des compatriotes exilés avait fonctionnée à merveille.

De plus, il a bénéficié de l’accueil républicain qu’accordait la France à des populations en exode.

 

Au cours de ses balades aux alentours du port, Aukeythor découvrit, dans le quartier de l’ESTAQUE, une palette d’artistes passionnants.

Sa fibre créatrice s’emballait. L’émerveillement était total.

La peinture de l’éléphant n’avait singulièrement rien à voir avec la féerie de la toile.

Les heures de liberté étaient  propices à la découverte de l’art et du bonheur.

Une femme, comme lui, artiste dans l’âme, lui appris les secrets de son désir profond.

Au fil du temps, il fonda une famille.

De fil en aiguille, une idée saugrenue le traversa, comme le fameux tsunami qui l’avait conduit jusqu’à ce point de chute.

 

Pourquoi ne pas s’installer définitivement loin de la mer ?

 

Même question qu’au départ.

Encore partir.

         Eh  oui !

Mais partir où ?

Quitter ce havre de paix…

Aller plus haut….

La clef totem et la force de l’éléphant étaient toujours présentes.

Par le même rituel, Aukeythor décidait, en concertation avec son épouse, de faire le voyage pour….

La montagne.

Prendre de l’altitude. Quel destin !

La famille partait donc à la rencontre de la communauté sri-lankaise, là-haut, sur la montagne d’AUVERGNE.

L’esprit de clan fut déterminant.

La clef totem comme les éléphants de son enfance le conduiraient encore vers des horizons lointains. La méditation fut une aide précieuse lors de ses élans artistiques.

Au pays de Molière, il avait déjà envisagé de griffonner, si Dieu le voulait, noir sur blanc, les pages de son histoire extraordinaire.

La suite de son aventure sera  pleine de péripéties.

 

ÂME DU LAC OC 

 

AU FIL DES MOTS :

 

ANGE : Protecteur ailé

CONSTRICTOR  ou CONSTRICTEUR : "Qui resserre"  ; Qui étreint sa proie dans ses anneaux.

SOIR  : Fin de journée

ÂME DU LAC OC

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Publié dans philo et méditation

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