la grammaire de grand-mère

La langue de Molière dit Jean Baptiste Poquelin est pleine de comédies.
Coeur dans la cage
Esprit dans la boîte
Verbe dans la caverne
Au début, il y avait le verbe.
Puis vint le sujet ;
et enfin, il y eu le complément.
Mais, pour la parade, il fallut placer tout ce beau monde dans la phrase.
Depuis, le sujet a eu la préférence
la prépondérance
la primauté
Le verbe est l'éternel second.
Le second légendaire, Poulidor, cycliste émérite.
Le complément, quant à lui, suit l'escorte.
C'est en quelque sorte: la voiture balai de ce mariage
heureux de la grammaire française.
L'art de Verlaine est de faire l'apologie de ce slogan grammatical:
Sujet, Verbe, Complément
Un exemple pour illustrer ces bonnes paroles ( qui ne sont pas d' Evangile).
La grammaire de grand-mère n' intéresse que les amis
de Poquelin.
C'est caduc ; il n'y a plus de duc
et il y a toujours le cas en encas.
Maintenant, c'est la grammaire sans maman qui intéresse les amis
du français contemporain.
C'est moderne et il y a plein de mosaïque.
Alors! l'art moderne explore une palette de langages à couper
le souffle
ÂME DU LAC OC
