dizain en quarantaine

Dizain par dizaine
Dizain c'est qui?
Dizain est masculin
Dizain est poème de dix vers
Dizaine est féminine
Dizaine est familière mais pas cavalière
Dizain est décaèdre mais pas chevalier
Dizain chevauche les lignes par dix
Dizain caracole sur dix lignes poétiques
Dizain ira en quarantaine

Dizain est lâché par Eric Houser
Dizain a lâché Dizaine dans sa chevauchée fantastique
Dizain ,à la vingtaine, est fougueux mais aussi amoureux
Dizain cherche désespérément Dizaine dans une cavalcade folle
Dizain bat la campagne pour Nina (petit nom de Dizaine)
Dizain,étalon, décamètre par décamètre trotte
Dizain, pur-sang au galop bat la chamade
Dizain,dans une strophe de dix lignes, retrouve Dizaine
Dizaine revient au manège sans ornières
Dizaine ira aussi en quarantaine; une œillade à Dizain
ÂME DU LAC OC

CELA FAIT DIX VERS
Le ver est mort
à un croisement
un grillon en tort
lui a grillé la priorité.
Le feu ver est allongé
renversé sur la chaussée.
Mais voilà que son œil clignote.
Il se met à bouger
lève la tête, se ravigote
continue son trajet.
Olivier DOUZOU

DIVERTISSEMENT POÉTIQUE :
: Dizain selon Eric Houser
L’observateur de la nature
J’observe à la fenêtre Je suis à l’intérieur.
Le jardin des quatre saisons. Chaque jour qui passe ; j’observe
C’est un jardin thermomètre. Le jardin par curiosité.
Je regarde l’état des arbres. Le temps file, soit disant,
Et la saison montre A la même allure.
Des signes : Mais, c’est moi, qui suis impatient.
Au printemps, les bourgeons, la verdure J’ai hâte de voir changer,
En été, les fleurs, le soleil La nature du jardin, des
En automne, les feuilles, la pluie Quatre saisons,
En hiver, la neige, de rares oiseaux A chaque saison.
Au printemps, j’observe à la fenêtre En été, je suis à l’extérieur.
La nature jetant sa gourme J’observe les cigales qui chantent
A tout bout de champ dans jardin mo. Dans le jardin des fables.
La sève monte jusqu’aux Les fleurs, le soleil, les jupes des dames
Bourgeons Arrosent mes yeux friands.
La verdure en chlorophylle Je bêche tant bien que mal le jardin d’Eden.
Colore l’espérance Ici, point de ronce ni de serpent.
Des abeilles et du jardinier, Dormir et me taire dans ce paradis
A la saison du renouveau, des frasques De meule de foin et de déjeuner sur l’herbe
Et du regain et du béguin. Pomme, poire, pêche, abricot… il manque Margot
Toute nue dans les nues
En automne, je reste à l’extérieur. En hiver, j’observe à la fenêtre
Les feuilles qui tombent ; j’observe. Le jardin devenu blanc
Ce tournis de dépouillement de la nature C’est un jardin somnifère.
M’indispose. Je regarde les arbres gelés
Il pleut, il vente, le froid s’insinue Et mon cœur
Dans les moindres recoins ; jardin où es-tu ? Est triste.
La nature se prépare pour La nature est presque défunte
Le grand sommeil. Sous son manteau blanc.
Foulons enfants de la campagne et des villes Jouez enfants de la campagne
et des villes.
En bottes et parapluie le jardin millefeuille Le jardin somnole et se fiche pas mal de vos
Snow Ball
ÂME DU LAC OC

